Extraits d'articles de presse
Les Noces de Figaro - 2022
" On ne peut qu'admirer l'ingénieux dispositif de Frank Aracil, avec seulement quelques éléments de décor qui, diversement agencés, parviennent à suggérer différents espaces, et les costumes soignés de Véronique Henriot, au service d'un spectacle enlevé qui, manifestement, plaît au public. "
Thierry GUYENNE / Opéra Magazine
Madame Butterfly - 2019
"Coté décor, pas de panneaux coulissants ou pagodes… Seulement une symbolique de l’emprisonnement de ce papillon et un cheminement pour tous les personnages, comme une procession obligée. « Il y a l’idée d’un carcan dans lequel on étouffe ». Ce décor évolue comme la psychologie de madame Butterfly qui est donc dans l’attente, persuadée que Pinkerton va revenir. « Le décor s’ouvre de plus en plus, s’écarte, s’épure jusqu’au délitement comme le mental de l’héroïne. Pour moi, elle passe de l’autre côté du miroir, sa vie devient folie. Elle s’est réfugiée dans un autre monde, dans une fausse maternité. »"
Pierre-Olivier FEBVRET / La Montagne
Orphée et Eurydice - 2019
"Une mise en scène sobre et lisible, s’appuyant sur un décor simple, dont le principal élément est une dalle de pierre, posée au centre du plateau. D’abord autel de mariage, sur lequel Eurydice tombe comme foudroyée, dès la fin de la bondissante Ouverture, avant d’être engloutie par la mort, elle deviendra pierre tombale, puis passage s’ouvrant à Orphée pour lui permettre de descendre aux Enfers. On louera encore l’utilisation de quelques accessoires (rideaux noirs, fumigènes, lampes de poche), simples mais évocateurs pour figurer les différents lieux, jusqu’à ce trapèze dont l’Amour descend depuis les cintres, pour apprendre à Orphée que les dieux ont eu pitié de lui."
Thierry GUYENNE / Opéra Magazine
La Flûte enchantée - 2018
"Dans une atmosphère digne de L’enfant et les Sortilèges, il tente de résoudre un mystérieux jeu de piste, perdu au milieu de livres qui le dominent et d’où surgissent ou disparaissent les protagonistes : une inquiétante mise en espace onirique judicieusement soulignée par les lumières de Véronique Marsy. "
Roland DUCLOS / Forum Opéra
La Grande-Duchesse de Gérolstein - 2017
"Folle farandole, pantomime au pas de charge, sarabande endiablée : le public a voté Grande-duchesse !
Déliquescence d’une société perfidement suggérée par les décors de guingois de Frank Aracil, entre grandiloquence d’un trône à baldaquin couronné de travers, un vacillant placard à généraux et collections de chaises manquant d’assise. "
Roland DUCLOS / Forum Opéra
Les Noces de Figaro - 2017
"Ce plateau vocal idéalement servi par les couleurs de l’orchestre Opéra éclaté promenait ses intrigues amoureuses au cœur d’une scénographie minimale signée Frank Aracil qui seyait tout à fait à un argument déjà très riches en détails."
Max DOZOLME / La Montagne
"A travers un dédale de cloisons et paravents en chicane où s’ouvrent force passages secrets, les personnages se cherchent, s’observent et se fuient dans leur quête erratique d’un amour qui sans cesse se dérobe. Ils sont les jouets inconscients de la scénographie fluide et d’autant plus redoutable d’efficacité de Frank Aracil."
Roland DUCLOS / Forum Opéra
Roméo et Juliette - 2016
"Frank Aracil crée un univers minéral conciliant légèreté et densité. Une rectitude à la sacralité minimaliste qui ne met par contraste que mieux en valeur la force et la fragilité des protagonistes pris dans l’œil du cyclone des passions. La netteté du dessein dramaturgique se confond avec celle du dessin esthétique dans la géométrisation sans concession du décor. Son austérité formelle s’habille de la transparence des couleurs et de la sobre élégance des costumes de Véronique Henriot."
Roland DUCLOS / Forum Opéra
Le Barbier de Séville - 2016
"La mise en scène pleine d’humour et astucieusement décalée de Pierre Thirion-Vallet qui devait composer avec une intrigue où l’absence d’action aurait pu être un lourd handicap. Pourtant l’ironie rossinienne s’y trouve particulièrement mise en valeur et en couleur dans le décor plein de malice et de sous-entendu de Frank Aracil et les costumes de Véronique Henriot. On est bien en Andalousie mais dans une droguerie très fifties, prison électro-ménagère où Rosina, pétillante ingénue en robe vichy et coiffure choucroutée d’époque attend son comte charmant qui viendra la délivrer de la télé XXL où l’enferme son pygmalion de tuteur. Une image de la femme qui n’a pas tant que ça perdu de sa pertinence. Mais ici la caricature est opérante car n’a rien de militant n’en surcharge le propos. La satire reste efficace car légère, parée qu’elle est de la nostalgie kitsch-clinquant d’un décor délicatement suranné. On est avant tout dans la féerie et dans le bonheur rossinien mis avec perspicacité dans une perspective que la farce bouffe bien orchestrée rend intemporelle. "
Roland DUCLOS / Forum Opéra
Rigoletto - 2015
"Au deuxième acte, l’immense reproduction du corps scindé en deux de la Biblis de Bouguereau nous rappelle dans toute sa sensualité alanguie, l’imminence de l’innocence bafouée. Y compris comme ici, dans leurs manifestations les plus spectaculaires, les décors de Frank Aracil n’interfèrent jamais sur la dramaturgie par excès de symbolisme ou de didactisme. Soutenus par le jeu subtil des lumières, ils jouent sur les perspectives en seulement quelques plans très épurés qui se suffisent à eux-mêmes et dont les simples glissements suffisent aussi à la progression de l’action en suggérant les changements d’espaces. Espaces d’une intemporalité revendiquée au diapason de l’extrême raffinement des costumes de Véronique Henriot."
Roland DUCLOS / Forum Opéra
Le Téléphone & La Voix humaine - 2014
"Frank Aracil installe le couple infernal dans un décor au diapason de la pétulance vocale de l’une et de la dynamique naturel de l’autre. Le cocktail est léger, fleuri, savoureusement acidulé comme un berlingot, et une jubilatoire ironie. (...) La mise en scène efficace et sobre, signée par Pierre Thirion Vallet, matérialise la fracture sans appel entre deux mondes qui désormais s’opposent : l’espoir insensé entretenu un temps dans le retour de l’aimé et la conviction de l’idéal trahi. Un Styx à la blancheur létale les traverse et les sépare. « Elle » moderne Cassandre d’une amour impossible, finira par le franchir, s’y baigner et s’y noyer."
Roland DUCLOS / Forum Opéra
Don Giovanni - 2012
"Le décor de Frank Aracil, rouge sang, rouge passion, est constitué d’un long coffrage et de deux parois coulissantes qui dessinent l’espace, ornés d’une inexorable horloge. (…) Une vision puissante, dérangeante, dont on ne sort pas indemne."
Catherine SCHOLLER / Opéra Magazine
Tosca - 2012
"Transposée dans les années 50, le metteur en scène ne ment pas quand il dit vouloir suggérer « l’atmosphère » des trois lieux de l’intrigue : l’Eglise Saint-Andrea, le bureau de Scarpia au Palais Farnese et la terrasse du Château Saint-Ange. Sobres et esthétiques, les décors de Frank Aracil sont aussi efficaces. "
Sylvain ANGONIN / Forum Opéra
Exposition Maria Callas, les années françaises - 2005
"Une superbe scénographie signée Frank Aracil et appréciée par Janine Reiss lors de l’inauguration : très évocatrice de (la vraie) Maria Callas » présentant une diva à la fois rayonnante et fascinante en tragédienne de théâtre mais laissant aussi la place à la personnalité plus intime de cette femme du monde livrée à sa propre solitude."
Isabelle RACHÉ / La Montagne